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Jeudi 18 decembre 2008

 

PRIERE RUSSE

Entendez notre prière, Seigneur, pour tous les animaux.
Qu’ils soient bien nourris, bien traités et heureux.
Protégez-les de la faim, de la peur et de la souffrance ;
Et nous prions, pour protéger spécialement, cher Seigneur,
Le petit chat bleu qui est le compagnon de notre maison.
Gardez-le en sécurité lorsqu’il ira au loin
Et ramenez-le pour notre bien-être.

(Traduit d’un vieux livre de prières russes par Ian Deveritt-Bennet)

 

 

LES ORIGINES DU BLEU RUSSE EN SCANDINAVIE

Les éleveurs danois ont joué un rôle important pour l’essor
Du Bleu Russe dans les années 40 et 50

Pierrette, le premier bleu russe, est née en 1941
Elle a été élevée par W. Schäffer, juge FIFE jusqu’à sa mort en 1961
Pierrette est à l’origine du bleu russe en Scandinavie. Ses origines sont inconnues ; peut-être
a-t-elle été importée de Finlande, peut-être était-elle un chat de maison au look Bleu Russe.

En ce temps-là, nous savons que le bleu russe existait en Finlande. En 1948, un mâle, PAN du
BOIS, appartenant à Süsse Leiditz (chatterie Salween blue), éleveur réputé de Siamois et
d’Orientaux, est arrivé au Danemark. Pierrette, l’ancêtre des bleus russes a été saillie par un
siamois seal point. Les chatons, de solides chats bleus, ont été enregistrés comme bleus russes
en 1944 et 1945. Un de ces chatons, Muzette of Rossia, a été élevé par Lis Landberg
(chatterie Fonlandia), une des meilleures éleveuses de ces années pionnières.
Avec Karin Olsson (chatterie Olsenburg) de Suède, elles ont contribué au développement de
a race à un très haut niveau en Scandinavie.
A la même époque, Holger Grib (chatterie Bellahoj) et éleveur de siamois blue point a créé
une nouvelle lignée. En 1950, est né Hans of Bellohoj (champoin international). Son père,
Blue Boy était un chat bleu et sa mère une siamoise blue point.
Tous ces chats sont à l’origine du bleu russe dans toute la Scandinavie depuis 1965 bien que
la race ait été déclarée en 1950.

Les Bleus Russes scandinaves s’exportent dans le monde entier. Avec la chatterie de Dunloe
(Angleterre), ils sont à l’origine de la race aux USA.

En 1965, Aina Björnberg (chatterie Kabbarp’s), éleveuse suédo-danoise, a importé
d’Angleterre Sylphides Mareshkova. Plus tard, elle a aussi acheté Sylphides Topo. Elle a
travaillé avec Alice Heinsen (chatterie Lefine) important des chats d’Angleterre de la chatterie
Jennymay et avec Eskild Hejnserr (chatterie Higgin-botham), elles ont toutes les trois
 contribué à l’introduction du futur bleu russe « type américain » au Danemark.

Tous ces éleveurs ont exporté un grand nombre de chats dans le monde entier.

Depuis, tous ceux qui recherchent un peu le passé de leurs chats peuvent trouver les affixes de
ces éleveurs danois dans leur pedigree.

Dorthe Salamander (Danemark)

Extrait de la gazette du CFBR de 1999

 

Mercredi 9 juillet 2008

 

Dictionnaire amoureux des chats

Mon amie Fabienne m'ayant fortement recommandé ce livre hors du commun de Frédéric VITOUX de l'Académie Française, je n'ai
pas tardé à le commander.

Plein de sensibilité et d'amour, c'est un régal pour le coeur et l'esprit grâce à toutes les allusions littéraires ou artistiques, m'avait-elle dit.

Comme le suggère l'auteur, le soir avant de m'endormir, j'ouvre ce livre "un peu au hasard, pour aller de surprises en surprises,
de portraits en anecdotes..."

Je me fais un plaisir d'en citer ici un extrait :

Baby-sitter

Au début des années 1920, Hemingway se fixa à Paris. Il habita d’abord 74, rue du Cardinal Lemoine. Au Rendez-vous des Mariniers
du quai d’Anjou, il retrouvait son ami John Dos Passos. Puis Fitzgerald, un peu plus loin, rongé par l’angoisse de n’être pas assez viril aux
yeux de Zelda, et qu’il tentait de réconforter vaille que vaille. Par ailleurs « HEM », comme ses intimes l’appelaient, tirait le diable par la
queue, ce qui ne l’empêcha, à la fin de sa vie, d’évoquer ces années-là, mémorables et heureuses, dans l’un de ses plus beaux récits :
Paris est une fête.

« …je sais que je me promenais moi-même, car nous ne pouvions pas nous payer un chien, alors, ni même un chat, et les seuls chats que
je connaissais étaient ceux des cafés ou des petits restaurants, ou les gros chats que j’admirais à la fenêtre des loges de concierge ».

Le signe irréfutable de la pauvreté d’Hemingway ? Ne pas manger à sa faim ? Périr de froid rue du Cardinal Lemoine ? Non !
D’abord ne pouvoir s’offrir même un chat ! C’est dire à la fois l’intérêt qu’il leur portait et le dénuement dont il était victime.

Après quelques voyages et la naissance de son fils « BUMBY » en octobre 1923, Hemingway et Atley, son épouse d’alors, revinrent s’installer
à Paris, au 113 rue Notre-Dame-des-Champs. Un chat désormais partageait leur vie. Mais mieux vaut laisser la parole à l’écrivain...

« Tant que nous avions été seuls, il ne se posait aucun problème, une fois passée la période d’acclimatation. Je pouvais toujours aller écrire
au café, et travailler toute une matinée devant un café crème tandis que les garçons nettoyaient  et balayaient la salle qui se réchauffait
peu à peu. Ma femme pouvait aller travailler son piano dans une pièce froide avec suffisamment de chandails pour lui tenir chaud pendant
qu’elle jouait, et rentrer ensuite pour s’occuper de Bumby. Il eut été mauvais d’emmener un bébé dans un café, en hiver, de toute façon ;
même un bébé qui ne pleurait jamais, et observait tout ce qui se passait autour de lui et ne s’ennuyait Jamais. Il n’y avait pas de baby-sitters,
alors, et Bumby n’était pas malheureux, enfermé dans son lit-cage, avec son grand chat affectueux, répondant au nom de F. Minet.
Certains disaient qu’il était dangereux de laisser un chat avec un bébé. Les plus ignorants et les plus convaincus disaient qu’un chat sucerait
le souffle du bébé et le tuerait. D’autres disaient que le chat se coucherait sur le bébé et l’étoufferait.

F. Minet s’étendait à côté de Bumby dans le haut lit-cage et surveillait la porte, avec ses grands yeux jaunes, et ne laissait personne approcher,
quand nous étions sortis et que Marie, la femme de ménage, devait s’absenter. Il n’était pas besoin de baby-sitter.
F. Minet était notre baby-sitter. »

J’ignore si vous partagez mon sentiment, mais cette image d’un chat baby-sitter me remplit de Joie.

C’est entendu, un chat ne sert à rien et c’est pour cela qu’on l’aime. Parce qu’on est, le plus souvent, à son service plutôt que le contraire.
Parce qu’on traite avec lui, d’égal à égal, dans une affection partagée et très attentive.

La chasse aux souris ? Ça n’existe plus. Il y a des produits souricides pour ça. Mais qu’un chat tout de même - cet animal qu’on dit sournois,
griffeur, imprévisible, égoïste, prudent, solitaire - qu’un chat puisse servir de garde à un enfant, eh bien bravo !

Il fallait Hemingway pour inventer ça. Pour oser ça. Pour faire de Paris une fête et d’un gros minet une irréprochable nounou.

 

 

Mercredi 4 juin 2008

 

Chat de race ?... Chat de type ?... ATTENTION à la contrefaçon !

Si vous achetez un chat de race à un éleveur français, ou en provenance d’un élevage français,
sachez que seuls les chats détenteurs d’un pedigree LOOF sont considérés comme chats de race par la loi du 6 janvier 1999.

Les chats sans pedigree LOOF, même issus de parents ayant un pedigree, ne peuvent prétendre qu’à l’appellation de chat de « type ».

Cette appellation n’apporte aucune garantie mais signifie seulement que le chat à l’apparence d’un chat de race.

Aujourd’hui, l’utilisation du terme « chat de race » pour un chat sans pedigree LOOF est considérée comme une tromperie par les tribunaux.


"Livre officiel des origines félines"

Pour tout savoir sur le LOOF : cliquer ici !

 

Lundi 8 janvier 2008

 

UN PETIT COIN DE PARADIS POUR LA CHATTERIE BLEU OCEAN

C’était un projet à cinq ans.
Les semaines et les mois passent vite, les années aussi !

Notre rêve d’Océan est sur le point de se réaliser et nous allons définitivement nous installer dans les Landes.
Plus précisément dans un endroit paisible de Haute-Lande (90 kms de Bordeaux, 20 kms de Mimizan) qui m’a aussi paru idéal pour ma future chatterie.

Depuis quatre ans nous tirons des plans, restaurons, aménageons, construisons, bref, organisons petit à petit notre future vie.

Une page se tourne et ce sera pour moi la chance d’avoir plus de temps à consacrer à ma passion féline,
la liberté d’esprit aussi pour poursuivre mon ambitieux programme d’élevage commencé il y a deux ans avec l’arrivée de Iouri.

Un grand merci à tous les internautes, amis ou inconnus qui continueront à prendre de nos nouvelles de temps en temps !…

Images 2006 et 2007 de quelques travaux extérieurs.


 


Vendredi 7 décembre 2007

FIEVRE DES PRENOMS

Chaque année, c’est la même fièvre qui s’empare de moi. Pas de vous ?

C’est plus fort que moi : il faut que je me creuse la cervelle pour trouver des noms de minous et de minettes.

Tout d’abord, feuilletons les dictionnaires, les atlas, (noms communs, noms historiques, géographiques, célébrités, tout y passe),
puis un petit tour sur Internet, listons, listons.

Les noms s’alignent, il y en a pour tous les goûts.
Viens le moment critique du choix… Je ne vous dirai pas le mien.

Choisissez le vôtre parmi ceux qui suivent ou trouvez la perle rare qui ne sera que pour votre futur chaton…

A quelques jours de 2008, voici une liste (non exhaustive) de prénoms en  D   pour nos futurs chéri(e)s.

Bien amicalement,

Jocelyne

 

Un petit gars pourrait s’appeler :

  • Don Juan
  • Diamant
  • Dartagnan
  • Dimitri
  • Dandy
  • Domino
  • Dino
  • Delta
  • Dakota
  • Danube
  • Darius
  • Daudet
  • Degas
  • Derby
  • Duc
  • Dante
  • Dalton
  • Douglas

 

  • Dragon
  • Dufy
  • Dumas
  • Dyck
  • Dvorak
  • Dico
  • Dallas
  • Décibel
  • Diabolo
  • Disco
  • Diago
  • Daktari
  • Davy
  • Dolmen
  • Dorian
  • Ducky
  • Dim Dam Dom
  • Domingo
  • Donizeti

Une jolie fifille :

  • Duchesse
  • Diva
  • Douchka
  • Dahlia
  • Dalila
  • Diana
  • Déborah
  • Déesse
  • Doris
  • Dorothée
  • Dona
  • Dulcinée
  • Dvina
  • Davida
  • Douce
  • Dame
  • Daphnée

 

  • Douma
  • Duna
  • Daisy
  • Doria
  • Danaé
  • Dryssia
  • Dany
  • Dora
  • Daffodil
  • Dakhma
  • Darling
  • Desdémone
  • Dorine
  • Divine
  • Delicatessen
  • Diorine
  • Dolly
  • Dina

 


 

Mercredi 28 novembre 2007

 

Pour Irène et David, les deux plus grands amoureux de Bleus Russes que je connaisse
Pour « Iouri junior »  et « sauce au chocolat »…
Ce petit poème de Roger Varnay (Quelle vie de chat)


L’ONDE CHAT

Oui, il existe une onde chat,
Certains la captent, d’autres pas.

Nous pouvons être beaux, ou laids,
Souples, gracieux, ou contrefaits,
Celui qui m’aime, m’aime bien,
L’autre, me préfère les chiens.

Celui-là dit à mes amis :
Le chat, au fond je m’en méfie.
Je ne lui ferai pas de mal,
Mais c’est un drôle d’animal !

Sournois, voleur, le plus souvent
Incapable d’attachement
Envers ses maîtres, c’est connu.
Ce que l’on entend d’incongru !

Nos partisans s’emploient sur l’heure,
A confondre nos détracteurs ;
A démonter leurs arguments,
Avec fougue le plus souvent.

Puis ils se lancent à plaisir
Sur ce que l’on peut accomplir :
De la manie d’ouvrir les portes,
A nos talents de toutes sortes.

Parfois, après cet exposé,
L’autre demeure bouche-bée
Oh ! pas longtemps !
Rien qu’un instant.

Et pour la raison, simplement,
Qu’il y a bien une onde chat,
Certains la captent, d’autres pas.

Nous pouvons être beaux ou laids,
Souples, gracieux ou contrefaits,

Celui qui m’aime, m’aime bien,
L’autre, me préfère les chiens.

Roger Varnay



INSOLITE

Confrontée à une invasion de chats, la municipalité de Larnagol, près de Cajarc (Lot)
a décidé de les identifier à la bombe !

LE MAIRE NE PEUT VOIR LES CHATS QU’EN PEINTURE

Dans les rues du charmant village, il est possible de croiser, depuis peu, des chats barbouillés aux mêmes couleurs que la DDE..
Tout a commencé il y a deux mois. Des petits chats sauvages ont investi le centre exigu du village.
Les habitants, inquiets de la tournure que pouvait prendre cette occupation illicite, ont contacté le maire. Celui-ci a pris l’affaire en main à sa manière.
L’adjoint du maire est passé dans les foyers avec une bombe de chantier et a fait marquer le dos des chats d’une trace orange fluo à l’aide du produit,
de manière à les différencier des chats errants.
Le produit est ni plus ni moins utilisé pour marquer le bois, le béton, le sable ou l’asphalte, et contient de l’acétone qui irrite les yeux.
Or les chats sont bien connus pour faire une toilette régulière grâce à leur langue.
Pour l’heure, personne ne s’exprime vraiment, mais les associations de défense des animaux, elles, ont bien l’intention de se mobiliser.
Le Dépêche du Midi, 14 novembre 2007

Que le Maire fasse « tagger » les chats en orange… et c’est une cascade de réactions. Hautes en couleurs. La Dépêche du Midi, 16 novembre 2007

PEINDRE LES CHATS A FAIT L’EFFET D’UNE BOMBE

A Larganol, la solution consistant à « marquer » les félins en règle, afin de les distinguer des chats errants, a soulevé un sentiment d’indignation
que Pierre CASSOULET, le Maire du village, veut évacuer.
Willy Magne, témoin de la situation, enfonce le clou : « il y a une réelle invasion de chats du fait de l’incompétence de certains à gérer leur reproduction.
Certaines personnes du village ont décidé d’attraper ces chats et de les garder en captivité pour ensuite les amener soit à la SPA soit dans des familles »
précise-t-il. Cela peut être, en effet, l’une des réponses à la question clé soulevée par le maire : « Que faisons-nous des chats abandonnés ? »
Le « taggage » a choqué les âmes sensibles.
Pierre Cassoulet précise que le marquage des chats était « un conseil formulé auprès de Julie Bouillaut, propriétaires de trois chats non identifiés (sans collier)
et qui craignait pour ses animaux.
Michel Turpin, sous-préfet, arbitre l’affaire : « J’ai conseillé au maire de se rapprocher des services vétérinaires. Il y a d’autres moyens que ceux employés
jusqu’à présent pour résoudre ce problème », estime-t-il.

Ce qui inquiète particulièrement Louis Espiau, vétérinaire, c’est que le traçage a de grandes chances d’être ingéré par les animaux.
Micheline ORAIN qui représente l’Ecole des Chats, s’emporte : «  Le procédé est tout simplement choquant et révoltant. Ils veulent les tuer ces chats ou quoi ?
Ils n’ont pas le droit. Ce n’est pas possible » Pour elle le sort des chats sauvages est inquiétant : « Allez savoir, si ça se trouve, ils n’existent plus… »


 

Mercredi 14 novembre 2007

 

Merci à Véronique, infirmière à Castres, d’avoir eu l’idée et la gentillesse de m’envoyer cet article du Figaro du 27/07/2007.

Recueilli par une unité pour malades d’Alzheimer aux
Etats-Unis, il détecte les patients dont la mort est imminente
et reste près d’eux pour un ultime réconfort.

« OSCAR arrive devant la chambre 313. La porte est ouverte,
il entre. Mme K. est allongée paisiblement sur son lit et respire doucement. Autour d’elle, les photos de ses petits-enfants et
une de son mariage. Malgré ces souvenirs elle est seule.

Oscar saute sur le lit, renifle l’air et marque une pause, histoire
de considérer la situation. Sans plus hésiter, il fait alors deux
tours sur lui-même pour se lover contre Mme K. Une heure
passe. Oscar attend.

Une infirmière entre, vérifie l’état de la malade et note la présence d’Oscar. Préoccupée, elle sort et commence à passer des coups de téléphone. La famille arrive, la prêtre est appelé pour les derniers sacrements.


Le matou ne bouge toujours pas. Le petit-fils de Mme K. demande alors : «  mais que fait ce chat ici ? Sa mère maîtrisant ses larmes lui répond : il est là pour aider grand’mère à arriver au paradis… Trente minutes plus tard, Mme K. pousse son dernier soupir. Oscar se lève, sort à pas de velours, sans que personne ne le remarque… »

Une fois n’est pas coutume, la prestigieuse revue médicale américaine The New England Journal of Medicine, dans son dernier numéro, loin de ses articles austères, a choisi de publier l’histoire vraie et touchante d’un petit chat pas comme les autres

Recueilli dans une unité pour malades d’Alzheimer à Rhode Island aux Etats-Unis, il présente la particularité incroyable d’identifier les patients dont la mort est imminente et de se blottir alors contre eux pour leur apporter un ultime réconfort. Il s’intéresse à chaque patient, mais ne s’installe sur leur lit que lorsque le moment fatal est arrivé.

Le docteur David Dosa, gériatre à l’hôpital Rhode Island de Providence, travaillant dans cette unité, décrit avec précision dans le New England comment ce chat a transformé les pratiques de fin de vie, en prévoyant le décés, permettant d’organiser l’appel aux familles et les derniers offices religieux.

« Un indicateur quasi certain »

Quand les employés de cette maison de retraite de la ville de Providence ont recueilli le petit chat Oscar, ils étaient loin d’imaginer que ce dernier leur indiquerait, avec une fiabilité jamais démentie, le prochain patient qui passerait de vie à trépas.

L’animal, âgé de deux ans, tigré et blanc, a été adopté par le personnel de l’unité de soins spécialisés dans la maladie d’Alzheimer situé au troisième étage.

Selon David Dosa, Oscar fait des rondes régulières , observe les patients, les renifle avant de passer son chemin ou de s’installer pour un dernier câlin. Il lui est arrivé d’accompagner jusqu’à leur dernière demeure des mourants, qui faute de famille, seraient morts tout seul.

Ses prévisions se sont révélées jusqu’à présent si exactes que, dès qu’il se blottit contre un patient, les soignants contactent les proches. « Personne ne meurt au troisième étage sans avoir reçu la visite d’Oscar, écrit David Dosa. Sa seule présence au chevet d’un patient est perçue par les médecins et les soignants comme un indicateur quasi certain d’un décès imminent. »


Jusqu’ici il a supervisé la mort de plus de 25 pensionnaires, selon David Dosa, qui a précisé de ne pas pouvoir fournir d’explication aux capacités divinatoires du chat. Oscar a-t-il des dons particuliers ?

Cette histoire permet de méditer en tout cas sur l’impact des animaux de compagnie dans certaines structures destinées aux personnes âgées.

Les chats, animaux particulièrement affectueux, pourraient jouer un rôle de réconfort pour ces malades atteints d’Alzheimer que la démence éloigne du monde rationnel.

L’agence d’hospitalisation locale, en tout cas, a pris la mesure du rôle d’Oscar puisqu’elle a fait graver ces quelques mots sur le mur du service : «  Cette plaque récompense Oscar le chat pour ses soins dignement compassionnels. »