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Mercredi 10 décembre 2008

IRENE et DAVID : Jusqu'au bout de leurs rêves !


Deux "BLEU OCEAN" en route pour la Transat.

 

19 novembre 2008 :

 

Sputnik et Epsilon vont très bien, très gâtés et beaucoup aimés.

On entreprend une grande aventure. On est sur un voilier (appelé Pandora) à Madère.

C’est un catamaran avec pas mal d’espace. On est presque prêts à traverser l’Atlantique, et Sputnik et Epsilon sont avec nous. Ils se sont bien amarinés.

Epsilon aime beaucoup regarder les oiseaux par la fenêtre et les poissons par les sorties de secours (Ce sont de gros hublots qui donnent vue en dessous du bateau).

On a fait construire une litière dans un meuble (très chic !) et le bateau est rempli de jouets, de griffoirs et même deux petites tours pour chat avec des trous et coussins dedans aux différents niveaux.

Après la transat, on va se promener par quelques îles tropicales, puis on va passer par les Bahamas avant de prendre le canal de Panama en route vers Hawaii par les Galapagos. Comme Hawaii est une île sans la rage, il faut avoir beaucoup de documents pour y entrer avec les chats et pour éviter la quarantaine (il n’est pas question de passer même un jour en quarantaine, bien sûr). Alors, je suis en train de tout préparer.

Sputnik demande ses câlins avec une ténacité que je n’ai vue que d’un chien. Epsilon demande les jeux. Elle cherche les petites souris plastiques qu’on a partout et elle les apporte dans la bouche jusqu’à ma main pour que je les lance. Ce jeu de « cherche souris » peut durer 30 minutes. David a un petit laser qui fait un point rouge sur le sol qui rend les deux complètement fous. Ils poursuivent le point rouge à toute vitesse. David garde le laser dans un tiroir de la table de navigation sur le bateau et il ne peut pas ouvrir ce tiroir sans avoir Sputnik aux pieds demandant de jouer.

Je voudrais juste vous dire que tout le monde qui entre dans ce bateau tombe amoureux de nos deux Russes. On a eu beaucoup de visiteurs et de techniciens qui ont visité Pandora et ils étaient toujours chaleureusement accueillis par Sput et Epsi.
Et je croyais les Bleus Russes craintifs ! Ce n’est pas vrai !
Si un invité s’assied dans ce bateau il aura sûrement un chat sur les genoux dans une demi-heure.

Aujourd’hui, ils font tellement partie de notre vie…

Irène

EPSILON devant la fenêtre du bateau. Les voiliers au fond.

EPSILON attentive à côté du panier de fruits voit un oiseau
EPSILON aime regarder tout d'en haut. Ici elle est sur le grand meuble du carré
EPSILON dans une tour
SPUTNIK aime s'asseoir comme une personne. Il est très cool
EPSILON dort dans des positions bizarres et avec la langue hors de la bouche
Gros thon et moi !

Mercredi 17 décembre 2008

Le 15 décembre 2008,

A quatre ou cinq jours de la Guadeloupe !

 (Quand David et Irène sont venus choisir leurs chatons en avril 2007, Irène, américaine, ne connaissait que quelques mots de notre langue. Elle prenait des cours de cuisine à Paris puis a appris le français à la Sorbonne. Le résultat est incroyable et admirable… pour notre plus grand plaisir !)

On est le 18ème jour en mer avec nos petites bêtes. Ils ont commencé à crier à huit heures du matin, comme d’hab. Il faut s’exprimer quand la faim apparaît le matin. Mais, l’heure du petit déjeuner c’est neuf heures, alors une menace avec le pulvérisateur fait taire Epsilon pour le moment. Sputnik, il est un peu plus difficile. C’est bizarre, mais on reconnaît leur voix.

Sputnik chante doucement, plaintivement et ses miaulements peuvent continuer dix secondes. Il est le soprano de la famille. Epsilon est plutôt le ténor. J’ai lu que le Bleu Russe n’est pas bavard, mais je vous assure qu’Epsilon parle. Sputnik crie, mais elle s’exprime. Elle communique ses frustrations, ses salutations, ses joies, et, bien sûr, sa faim, tout avec différentes intonations et expressions. C’est bizarre.

Enfin, le petit déjeuner est servi à neuf heures moins dix aujourd’hui, parce qu’ils sont trop mignons. Il faut avoir de la discipline, mais dix minutes ça va, non ?

On a beaucoup pêché dans cette traversée. Les dorades coryphènes sont nombreuses. Je suis un peu déçue parce qu’elles sont très petites… seulement 2-4 kilos – poissons de taille Sputnikienne !

On mange ce poisson à la tahitienne (une espèce de céviche avec lait de coco), en sauce curry thaïlandais, en paella, ou simplement en papillote. Il me faut 20 minutes pour enlever et nettoyer les filets d’un poisson de 3 kilos, mais après, je passe 30 minutes à nettoyer et enlever la peau de la tête pour préparer un fumet.

La tête de la dorade coryphène fait un très bon fumet avec beaucoup de corps que j’utilise dans les paellas. Enfin je passe une bonne heure incluant le nettoyage des outils et du plan de travail (avec alcool pour bien désinfecter). Cela fascine Sputnik, mais Epsilon préfère dormir.

 

 

Il reste une heure entière à mes pieds, sans rien dire, mais regardant chaque mouvement. Des fois j’ai été tentée de lui donner un petit morceau. On connaît un autre couple avec leur chat sur un voilier qui lui donne un morceau de chaque poisson pêché pendant le nettoyage. Câline (la chatte) attend avec impatience son morceau.

Sputnik n’a pas encore reçu du poisson cru. J’ai peur parce que j’ai lu que le poisson cru peut créer des problèmes nutritionnels chez le chat, mais sur tout ils sont assez gâtés.

Epsilon est plutôt fascinée par les poissons volants. Dans la nuit, les poissons volants ne peuvent pas voir le bateau et ils atterrissent souvent dans le trampoline devant ou le cockpit derrière.

Epsi, collée à la fenêtre, avec ses petites oreilles tout en attention bat sa queue violemment chaque qu’un poisson crash sur le bateau. Il faut qu’on laisse la porte du carré fermée.

Une fois, David et moi étions en train de dîner dans le cockpit. Il faisait chaud, et on a laissé la porte ouverte pour aérer le carré. Les chats ne sont pas permis dehors, parce que Epsilon en particulier est une telle chasseuse qu’on a peur qu’elle tombe à l’eau en poursuivant un oiseau ou un insecte. On était en train de dîner… quand on a vu Epsi courir un mètre dans le cockpit après les ombres qui sautent sur l’océan. On a failli avoir une crise cardiaque, et on a fermé la porte. Si David et moi un jour habitons dans une maison avec grand jardin, elle sera la terreur des oiseaux.

Comme j’aime la pêche, j’ai une admiration pour la chasse, et par rapport à sa taille, je ne connais pas une plus grand chasseuse qu’elle.

On est à quatre ou cinq jours de la Guadeloupe.
Je vous écrirai plus tard.

Irène


Mardi 28 juillet 2009

12 mai 2009 :

SUR LA GRANDE ILE D’HAWAÏ…

Je viens de lire les nouvelles de Misha. Quelles bonnes nouvelles ! Félicitations ! Vous deviez être très contente pour elle. Je suis sûre qu’avec une maman comme Misha, ces chatons seront extra gentils comme elle. Ils sont déjà adorables.
On est arrivé à HAWAÏ  il y a presque un mois.
Sputnik et Epsilon vont bien. Ils aiment leurs nouvelles couvertures de laine polaire qu’on leur a achetées (cadeau tardif d’anniversaire).
Beaucoup d’oiseaux les ont amusés ces derniers mois (particulièrement Epsi).
On fait un lent chemin vers l’Alaska avec quelques semaines de repos sur ces belles îles.
J’ai découvert la plongée (il y a des années que mon mari tente de me convaincre d’essayer).
Sur la grande île d’Hawaï on a plongé avec une douzaine de raies manta.
J’espère que le printemps est bien arrivé chez vous
On vous envoie tous des câlins, et surtout à Misha, Laïka et le fabuleux Iouri.

Irène

11 juillet 2009 :

OURS EN ALASKA :

On est arrivé à KODIAK, ALASKA il y a quelques semaines.
Le paysage est magnifique. Tout est énorme, la montagne, les poissons, les ours !
Malheureusement on est occupé par des problèmes de moteur.
Les chats vont très bien (on met le chauffage pour eux et ils adorent !.
Je voudrais surtout vous envoyer les photos qu’on a prises d’ours.
On est allé les observer pendant deux jours.
J’ai eu des nouvelles de la tempête que vous avez subie. Mais toutes les nouvelles étaient de Barcelone. Quelle tristesse le décès de Bilou ! Seize ans est un âge respectable pour un chien, mais on espère toujours à l’immortalité de nos animaux.
J’ai dit à nos Bleus Océan qu’ils doivent vivre au minimum 25 ans.

Irène

Pour voir les photos : cliquer sur le DIAPORAMA